LE SOMMEIL PARADOXAL
Sommeil Paradoxal : Extrait du livre " Synetica 2012 " Dialogue Michèle - Berechit, page 65. Chapitre 7 «L’éveil vient en dormant» Abordons à présent le dossier du sommeil et du rêve où Hypnos (le sommeil) et son frère Thanatos (la mort), vont nous ouvrir les portes de Nyx (la nuit), domaine de Morphée (le rêve), étymologiquement, celui qui transforme... En 1991 paraissait mon 3ème livre, alors que le Pr Clément Songes publiait son ouvrage, «Rêve Party», où il faisait le bilan scientifique de 10 ans de recherche sur les différents états du sommeil. En lisant C. Songes, je fus surpris de constater qu’au bout de tant d’années, la fonction du sommeil paradoxal n’avait toujours pas été découverte ! Et moi chercheur fou, je n’hésitais pas à lui attribuer dans mon livre un rôle fondamental : la communication avec l’Alter Ego, le Réseau Global de l’Humanité. Je n’avais pas conscience d’avoir naïvement résolu le dernier mystère physiologique de l’être humain. Il ne s’agissait que d’une hypothèse, mais grâce à la science elle allait trouver un souffle nouveau... «Les progrès de la neurophysiologie depuis 10 ans ont permis d’obtenir des certitudes quant aux mécanismes du sommeil et du rêve. Mais la maîtrise de plus en plus précise de ces mécanismes n’a pas encore permis d’en déterminer la raison d’être. Il nous faudra sans doute, comme dans «le cercle des poètes disparus», changer notre «point de vue» pour comprendre, puisque le seul organe dont nous disposons pour expliquer le cerveau est aussi... le cerveau !»* * Citation ci-dessus et suivantes : «Rêve Party»
Quotidiennement, vous ressentez le besoin d’interrompre toute activité, vous vous isolez, vous faites en sorte de ne pas être dérangé, vous vous assoupissez et enfin, vous perdez connaissance. A ce moment, votre programme génétique prend le relais et met en route un processus complexe et déroutant : il contrôle comme à l’accoutumée, le système neuro-végétatif, mais il s’organise aussi afin d’accumuler de l’énergie et d’en dépenser le moins possible, abaissant de 0,8° la température interne de notre corps à cet effet et interrompant toute activité biologique non vitale. Chez l’homme, 90 mn sont nécessaires pour parvenir à conclure ce processus énergétique. Ce qui est surprenant, c’est que tous les animaux homéothermes (dits à sang chaud), homme inclus et quelles que soient les conditions externes, attendent de stabiliser exactement la température de leur peau à 27°, avant d’être prêts pour la grande aventure du sommeil paradoxal. Au cours de ces 90 mn, le sommeil est divisé en 4 périodes, les 2 premières de sommeil léger, les 2 dernières de sommeil profond. C’est à l’occasion de ces phases que les rêves superficiels et le phénomène de somnambulisme peuvent apparaître. Enfin, brutalement et en moyenne pendant 20 mn, lorsque tous les paramètres sont réunis, lorsque tous les «voyants sont au vert», le sommeil paradoxal surgit. Alors que le corps est soumis par une fonction cervicale précise à une atonie posturale (tout mouvement est bloqué au départ des terminaisons nerveuses, alors que le cerveau manifeste une activité identique à celle de l’éveil), des mouvements oculaires rapides apparaissent et l’on constate une forte augmentation de la pression sanguine provoquant une érection visible chez l’homme. C’est d’ailleurs cette particularité qui permet de savoir si une impuissance masculine est réelle (pas d’érection en dormant) ou psychologique (érection en phase d’inconscience). Ce qui est troublant, c’est que le point de contrôle de l’atonie posturale se situe précisément au niveau du bulbe rachidien, de la décussation nerveuse dont nous avons déjà abondamment parlé. C’est aussi à ce niveau (la nuque), que les hypnotiseurs placent leur main gauche afin de vous «endormir» spontanément. Le sommeil paradoxal est le moment privilégié du rêve lucide, celui au cours duquel on se souvient d’un maximum de souvenirs précis après un réveil intempestif. Pendant ces 20 mn très déroutantes, l’énergie accumulée pendant 1 h30 se dissipe brutalement selon un mécanisme ahurissant : le cerveau manifeste une intense activité dans les mêmes zones que celles activées pendant l’éveil alors que les organes, muscles et fonctions correspondants sont volontairement paralysés par un processus cervical (l’atonie posturale) ! Où passe l’énergie ainsi libérée, sinon dans un processus d’émission électromagnétique remplaçant le processus électrique responsable de nos actions physiques ? Les expériences du Pr Clément Songes sur les chats, montrent qu’au moment du sommeil paradoxal, la zone responsable de l’atonie posturale ayant préalablement été détruite, l’animal se dresse, marche, attaque, vit des situations et des émotions n’ayant aucun rapport avec l’environnement dans lequel il se trouve. Il est manipulé par son rêve, télécommandé par une source mystérieuse. Dans cette situation, il est incontrôlable et dangereux car ses réactions ne correspondent pas à ses sensations, ni à ses émotions. Chez l’homme le sommeil paradoxal se reproduit environ 5 fois par nuit, soit 100 mn sur environ 8 h de sommeil. Il est entrecoupé de périodes de sommeil léger et profond qui permettent à l’organisme de se régénérer et de reconstituer à chaque fois des réserves énergétiques exceptionnelles en vue de l’émission suivante. La privation de sommeil paradoxal entraîne sa récupération dès l’endormissement suivant. On vous prive de 100 mn de sommeil paradoxal, la nuit suivante vous allez en manifester 200 mn, etc. D’ailleurs, en poussant cette expérience à son paroxysme, on constate que le sommeil paradoxal finit par arriver spontanément, sans laisser à l’individu le temps de reconstituer ses réserves énergétiques, l’épuisant ainsi totalement et le conduisant à la mort à court terme. Le sommeil paradoxal bouleverse totalement le principe d’homéostasie, l’équilibre interne et externe nécessaire à tout organisme vivant, il apparaît à la fois indispensable, mais aussi dangereux, rendant totalement vulnérable le dormeur et il lui fait consommer une folle quantité d’énergie, sans raison physiologique apparente. Le sommeil paradoxal est né il y a 100 millions d’années, poursuivant la profonde mutation subie par les mammifères et les oiseaux lors de l’acquisition de l’homéothermie, il y a environ 180 millions d’années. Cependant, les expériences et vérifications cliniques prouvent que la suppression de sommeil paradoxal sans suppression de sommeil léger et profond, n’altère à priori ni la mémoire, ni le comportement apparent de l’individu. Il faut savoir que les drogues utilisées pour dormir suppriment le sommeil paradoxal. Il suffit de voir dans quel état de dépendance et de déchéance finissent par aboutir les personnes qui en utilisent régulièrement, pour comprendre qu’une fonction essentielle, mais non vitale, leur a été ravie. Nous verrons que la suppression de sommeil paradoxal nous relègue au rang des bêtes encore asservies à l’archaïque neurogenèse et nous interdit toute collaboration avec le Réseau Global de l’Humanité. Il nous faut noter également, que le sommeil paradoxal apparaît comme essentiel dans les phénomènes de mémorisation et d’apprentissage. Constatant la similitude d’hérédité psychologique de jumeaux séparés à leur naissance, nous pouvons nous interroger sur leurs comportements identiques, alors qu’ils ont été soumis pendant toute leur vie à des expériences différentes. Si la division des neurones se poursuivait pendant toute leur vie, on penserait que le programme contenu dans l’ADN préserve chez chaque jumeau un patrimoine héréditaire identique. Mais ce n’est pas le cas, puisque le cerveau est le seul organe dont les cellules ne se divisent pas. Il nous faudrait alors admettre que le programme génétique initial soit définitivement responsable des innombrables connexions neuronales à l’origine de la personnalité. Mais c’est impossible, car la programmation génétique de milliards de connections nécessiterait des gènes bien plus nombreux que ceux dont nous disposons une fois pour toutes à la naissance et que les influences écogènes finiraient par modifier ces connexions. On peut alors logiquement penser que les programmes génétiques sont très régulièrement «recalés» à l’occasion du sommeil lent (réception) et du sommeil paradoxal (émission), afin de maintenir une cohésion évolutive, car notre raison d’être individuelle implique de communiquer avec l’arbre de l’Humanité et d’échanger sensations (dont l’arbre est privé) et expériences (dont les feuilles ont besoin) afin de faire progresser simultanément l’ensemble. Mon hypothèse personnelle est que cette reprogrammation est l’oeuvre de la partie «divine» de notre Etre qui agit à la manière de l’arbre dans l’allégorie précédemment proposée. Voici comment cela a pu arriver. Notre planète bleue est peuplée d’organismes allant de l’algue bleue à la baleine bleue dont les critères principaux sont : 1°) l’individuation, la conservation et la capacité à se reproduire Du point de vue biologique, on distingue les procaryotes (algue bleue et bactérie) dont les cellules ne possèdent pas de noyau, et les autres, eucaryotes, possédant des cellules à noyau. Mais parmi les espèces plus élaborées, celles des animaux vertébrés, 2 grandes catégories peuvent être définies : les poïkilothermes (dits à sang froid), comprenant les poissons, les batraciens, les reptiles, et les homéothermes (dits à sang chaud), comprenant les oiseaux et les mammifères, donc l’homme. Cette distinction ne serait pas aussi importante si elle n’influait sur un domaine qui nous est cher. Le fait de pouvoir contrôler la température de leur corps permet en effet aux créatures de la seconde catégorie de manifester un sommeil paradoxal typique, alors que les poïkilothermes en sont dépourvus ! Conclusion intermédiaire : pas de sommeil paradoxal sans accumulation d’énergie et pas d’accumulation d’énergie sans la parfaite maîtrise de la température de son corps. Il faut savoir que la 3ème caractéristique qui différencie ces espèces est la neurogenèse. Chez l’homme les cellules nerveuses, les neurones, ne se renouvellent pas et après le 3ème mois d’existence, ils n’ont plus qu’une issue : mourir. Phénomène d’autant plus curieux que toutes les autres cellules de son corps se renouvellent constamment, créant un cycle global d’environ 7 ans, parfaitement maîtrisé afin de provoquer la sénescence. Les animaux à sang froid possèdent donc une neurogenèse permanente qui permet à leurs cellules nerveuses de se régénérer, de se répliquer jusqu’à la mort du sujet. L’apparition du sommeil paradoxal au cours de l’évolution, a coïncidé avec l’apparition de l’homéothermie. Le passage de la poïkilothermie à l’homéothermie chez les mammifères a été rendu possible grâce à une profonde manipulation génétique du cerveau (néocortex), répercutée sur l’organisme tout entier qui bénéficie dès lors d’une augmentation considérable des processus énergétiques. Un phénomène capital est alors apparu. Alors qu’une neurogenèse persiste pendant toute la vie d’un poïkilotherme, celle-ci disparaît chez les homéothermes. Pour conclure, on peut envisager le remplacement de la neurogenèse par le sommeil paradoxal, comme le processus essentiel qui différencie les espèces naturelles à sang froid, des espèces mutantes manipulées. Je pense que l’archaïque neurogenèse ne permettait pas une évolution aussi rapide, responsable en 10.000 ans de la foudroyante percée technologique de l’être humain. Comment concevoir autrement l’évolution ultra rapide, pour ainsi dire spontanée au regard de son environnement, de l’humanité ? Si les bêtes, les insectes, communiquent entre eux de différentes manières «physiques» (phéromones), il fut donné à l’humain et aux animaux «animés», grâce au sommeil paradoxal, un moyen «subtil» et beaucoup plus efficace de le faire et ceci sur une plus grande distance... Peut-être un système de communication capable de s’affranchir des contingences terrestres, pour se propager dans l’espace... - Les espèces naturelles sans sommeil paradoxal sont celles qui, toutes, vivaient il y a plusieurs millions d’années dans l’eau (poissons, batraciens, reptiles). - Les espèces mutantes à sommeil paradoxal comprennent les vertébrés supérieurs vivant à l’air libre (oiseaux, mammifères), ou parfois celles dont l’élément naturel est l’eau (mammifères marins, phoques, crocodiles), mais dont l’organisation physiologique est identique à celle des mammifères ou amphibiens aérobies. La différence importante est que les ondes électromagnétiques se propagent dans l’air et (pratiquement) pas dans l’eau. C’est ce qui a contraint les militaires à développer le Sonar utilisant les ondes sonores plus longues, à la place du Radar. Cette information m’a fait comprendre pourquoi nos «dieux» n’ont pas tenté de manipuler les espèces vivant sous l’eau, incapables qu’ils auraient été par la suite, de communiquer avec elles. J’en déduis que le sommeil paradoxal a été «inventé» dans l’unique but d’émettre des informations à l’attention de nos congénères, de nos pairs, de nos dieux, peut-être, alors que la réception de leurs messages se réalise pendant nos inconsciences, volontaires ou non, sommeil léger, assoupissement, hypnose, sophrologie, méditation, perte de conscience accidentelle, extase ou orgasme. «Le sommeil, le rêve et l’extase sont les 3 portes ouvertes sur l’Au-delà, d’où nous viennent la science de l’Ame et l’Art de la divination» disait déjà Pythagore ! Les espèces naturelles (poïkilothermes) posséderaient dans leur cerveau un ordinateur personnel dont les références inscrites définitivement dans le patrimoine génétique (la ROM), n’auraient que la neurogenèse pour évoluer, survivre et se transmettre. Ce qui explique que ces espèces n’ont pratiquement pas évoluées depuis des millions d’années. Les espèces mutantes auraient elles, non seulement ce même ordinateur, mais en plus, le pouvoir de communiquer avec l’ensemble du réseau, par l’intermédiaire de leur subconscient (la ROM), à l’occasion du sommeil paradoxal (émission) et des périodes d’inconscience (réception). Ceci prouverait que l’humanité n’est pas un troupeau, mais bien l’osmose de chacune des entités qui la compose, l’egrégore énergétique de toutes les feuilles qui créent l’Arbre depuis toujours. Pour parachever cette théorie, je citerai les travaux du Pr. E. Guillé (l’Alchimie de la Vie. Editions du Rocher) qui illustrent parfaitement l’intelligence du chercheur «ouvert» face aux impasses provisoires de la mesure scientifique. Lorsque l’outil technologique fait défaut, pourquoi ne pas faire confiance à l’homme et à sa merveilleuse machine, pourquoi ne pas mesurer scientifiquement (d’une manière parfaitement reproductible) les phénomènes liés aux énergies vibratoires à l’aide d’une technique plusieurs fois millénaire, la Radiesthésie ? «Nous avons choisi une autre approche qui est la mesure des énergies vibratoires de l’individu pendant qu’il dort. Ainsi, quel que soit son niveau vibratoire diurne, son corps vibrera généralement au niveau de la majorité des plantes pendant son sommeil. Des niveaux nettement supérieurs sont alors détectables à l’aide du pendule de radiesthésie, à quelques mètres au-dessus du dormeur. Nous constatons en effet que différentes énergies passent dans ces quelques mètres au-dessus du corps endormi. Il est facile de vérifier que, pendant la phase d’éveil suivante, le corps physique vibre aux mêmes fréquences que celles détectées pendant la nuit au-dessus du dormeur. A l’état d’éveil, les niveaux vibratoires habituels vont réintégrer le corps physique et seront à nouveau mesurables au pendule, mais ils auront été modifiés par rapport à la phase d’éveil précédent, par toutes les énergies qu’ils auront reçues au cours de la nuit. Nous constatons que les énergies manifestées durant les rêves animent ultérieurement sa vie éveillée, même s’il n’y a pas matérialisation effective de ces énergies.» Ce qui confirme que chacun d’entre nous est à l’origine d’une émission électromagnétique pendant son sommeil. Lorsque nous serons capables de la décoder et de communiquer ainsi consciemment avec son destinataire, l’humanité aura franchi le seuil de l’ère du Verseau. Ne pensez-vous pas que tout ceci mérite de nous faire reconsidérer sérieusement notre foi, nos cultures et nos modes de pensée ? Et vous... consentirez-vous enfin à vous réveiller ? Achevé au verseau de 1992 |